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L'intelligence artificielle à la rescousse des musées

Au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel, l’intelligence artificielle (IA) est utilisée pour optimiser l’inventaire d’une collection historique de mollusques. En automatisant la transcription et la catégorisation d’informations manuscrites, l'IA permet de traiter un grand volume de données de façon rapide et précise.

Déchiffrage et relevé des étiquettes de spécimens sur la base de photographies.
Déchiffrage et relevé des étiquettes de spécimens sur la base de photographies.
Déchiffrage et relevé des étiquettes de spécimens sur la base de photographies.Image : Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel
Image : Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel

Réaliser l'inventaire d'une collection est un travail exigeant qui est compliqué par le déchiffrage d’écritures manuscrites anciennes et par le risque de mauvaise interprétation. Un processus lourd que connaît bien le Muséum de Neuchâtel, actuellement attelé à inventorier et à digitaliser sa collection historique de mollusques. Ce travail se fait en plusieurs temps. L’ensemble des pièces de la collection sont tout d’abord photographiées. Les informations figurant sur les étiquettes sont ensuite déchiffrées et transcrites dans une base de données. Ce déchiffrage est loin d’être évident : il faut apprendre à lire les écritures anciennes dont les styles varient fortement au cours des siècles. Enfin, les données ainsi récoltées doivent encore être interprétées et catégorisées correctement.

L’institution peut toutefois s’appuyer sur une aide précieuse : l’intelligence artificielle. Celle-ci est mise à contribution afin de garantir la bonne interprétation et la bonne catégorisation des données biologiques. Sur un échantillon test de 1’783 lots, l'IA a réussi à identifier les noms scientifiques dans 80 % des cas et démontre également une bonne efficacité dans la détection des collecteurs avec 83 % des lots correctement retranscrits.

Un gain de temps non négligeable…

Cette performance élevée de l’IA permet d'appréhender un grand volume de données de manière reproductible et très rapide : il faut moins de 10 minutes à la machine pour traiter les 1’783 échantillons, contre 30 heures pour un être humain. Des ajustements restent possibles pour améliorer la détection, par exemple par la calibration de l’IA avec des listes de référence (nom des collecteurs du Muséum, thésaurus des espèces avec auteurs et leurs synonymes, etc.).

L’intelligence artificielle se révèle particulièrement efficace pour automatiser des tâches répétitives. Le Muséum est à ce sujet catégorique : il s’agit d’un outil flexible et prometteur, offrant un large potentiel pour optimiser les processus de numérisation et fluidifier le traitement des informations.

… mais une implication humaine requise

Cette avancée libère du temps pour les expert·e·s de l’institution qui peuvent ainsi se concentrer sur l'amélioration de la qualité des données du catalogue, renforçant la documentation et le partage des collections. Mais l’IA ne fait pas tout : l’étape suivante consiste à adapter les données en fonction de lexiques propres. Ici, l’intervention humaine demeure indispensable, surtout pour les lots les plus complexes.

L’intelligence artificielle représente malgré tout un pas en avant significatif dans l'utilisation de la technologie pour mieux documenter, comprendre et partager les richesses des collections de mollusques du Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel.

  • Spécimen avec deux étiquettes : l’étiquette originale et celle interprétée au 19e siècle. Par chance, l’étiquette originale a été conservée et on peut y voir une année « 1902 » absente de l’étiquette mise au propre.
  • Schéma illustrant les étapes du traitement de l’information au cours de l’inventaire.
  • Spécimen avec deux étiquettes : l’étiquette originale et celle interprétée au 19e siècle. Par chance, l’étiquette originale a été conservée et on peut y voir une année « 1902 » absente de l’étiquette mise au propre.Image : Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel1/2
  • Schéma illustrant les étapes du traitement de l’information au cours de l’inventaire.Image : Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel2/2
  • Spécimen avec deux étiquettes : l’étiquette originale et celle interprétée au 19e siècle. Par chance, l’étiquette originale a été conservée et on peut y voir une année « 1902 » absente de l’étiquette mise au propre.
  • Schéma illustrant les étapes du traitement de l’information au cours de l’inventaire.
Spécimen avec deux étiquettes : l’étiquette originale et celle interprétée au 19e siècle. Par chance, l’étiquette originale a été conservée et on peut y voir une année « 1902 » absente de l’étiquette mise au propre.Image : Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel1/2

Catégories

  • Collection
  • Mollusques
  • Numérisation

Contact

Celia Bueno
Muséum d'histoire naturelle de Neuchâtel
Rue des Terraux 14
2000 Neuchâtel